Cette petite croix, faite de bois (brûlée lors de l’incendie de l’été 2015*), se dressait en bordure d’un carrefour situé dans un petit encaissement entre la colline des Tourettes et celle de Marlin.
Ce petit col est un lieu de passage, idéalement établi à la limite de notre commune et de celle de notre voisine, Châteauneuf.
Nos ancêtres y avaient tracé un sentier jusqu’à la vallée du Gier. Il y a, en fait, plusieurs chemins qui arrivent à cet endroit.
Le premier vient de Dizimieux, tandis que le second arrive de Marlin. Le troisième, plus à droite, vient du hameau de Couzelon.
Enfin, le dernier se divise au bout d’environ un kilomètre : il se dirige vers le hameau de la Rerate à droite, et à gauche en direction des Roches de Marlin et du barrage de Couzon.
La croix de Crème aurait été à l’origine « la croix de Chrême ». Le chrême étant l’huile consacrée pour certains sacrements. L’abbé Granjeon, dans une correspondance avec le prêtre de Sainte-Croix, évoque le fait que, pour sauver la croix pendant la Révolution, on aurait désacralisé son nom.

En 2018, sous l’impulsion de l’Association pour la valorisation du patrimoine longeard, les municipalités de Longes et de Châteauneuf, toutes deux situées en limite Rhône / Loire, ont décidé d’installer une nouvelle croix tout en rénovant le socle.
