Les croix du bourg

La croix Guichard

On la voit à l’entrée est du bourg, à gauche du portail de la propriété Guichard, sur l’ancien grand chemin qui menait à Vienne par le Pilon (actuellement rue du Dauphin).

Elle est mentionnée sur le plan de Longes de 1770, mais seul le socle daterait de cette époque.

Il s’agit d’une croix double, composée de deux fers reliés par des arabesques et terminés par des piques à volutes.

La croix de La Planche

Située à la sortie sud du village, à l’intersection de la route de Chassenoud et des chemins de La Planche et de La Garde, il s’agit d’une croix double.

Comme la précédente, elle présente deux montants en fer reliés par des arabesques et terminés par des piques à volutes. Des consoles de renfort sont situées à la base.

On y voit un Christ en croix et, au centre, un cœur stylisé.

Elle a remplacé une ancienne croix en bois qui se trouvait autrefois de l’autre côté de la route.

Il n’y avait alors aucune habitation en ce lieu. La première construction fut l’école publique, édifiée en 1859, à l’extérieur du village, au grand désarroi des habitants !

La croix de La Charpière

Elle se dresse au bout du chemin de La Charpière, près de la croix Guichard.

Elle a été entièrement restaurée aux alentours de 1990 par Guy Peillon. La croix d’origine était plus haute.

Il s’agit d’une croix des Rogations : la procession y conduisait le mercredi de cette célébration.

La croix des Chartreux

Ne cherchez pas une croix monumentale : elle est insérée dans le mur d’une maison du bourg située au 350 Grande Rue.

La façade a été reconstruite en retrait suite à l’élargissement de la route.

Cet insigne des Chartreux a-t-il été déplacé à ce moment-là, ou la croix se trouvait-elle déjà dans l’ancienne construction, qui aurait pu être une propriété des Chartreux ?

Anciennes croix qui ont malheureusement disparu :

À l’emplacement de la fontaine de Longes se dressait autrefois une croix assez imposante. Elle apparaît sur le plan de Longes de 1770.

Il existait également, sur le chemin du Plantier, une croix en fer d’une vingtaine de centimètres de haut.

Aujourd’hui disparue, elle était située au bord du chemin, sur le puits toujours existant qui lui servait de socle.

Les croix dans les hameaux

La croix des Ormes

Cette croix est située au nord de la commune, dans un champ, à dix mètres de la limite du territoire de Châteauneuf.

Le socle bâti en pierres de pays et la croix en bois étaient en très mauvais état. En 1999, les habitants des hameaux de Cenas et de Dizimieux se sont unis pour la reconstruire et en ont profité pour la déplacer de quelques dizaines de mètres afin qu’elle se trouve en limite de propriété.

Jean-Pierre Vernay a réalisé une nouvelle croix en bois : les arêtes du fût et de la traverse sont chanfreinées par un léger méplat, et leurs extrémités sont biseautées de forme conique.

Cette croix ne porte ni représentation biblique ni ornementation et a été inaugurée le 15 août 1999.

La croix de Chambeyron

Il s’agit d’une petite croix quadrangulaire située à proximité de la chapelle de Dizimieux.

Cette croix en bois, installée vers 1990, a remplacé une ancienne croix disparue. Elle est érigée sur deux blocs de granit.

Sur le premier bloc, posé au sol, on peut encore deviner les éléments d’une inscription qui s’efface peu à peu au fil des intempéries : « … vous qui passez, priez pour les âmes trépassées ».

Sur le bloc supérieur est inscrite la mention : « J.B. FOND – 1860 ».

Une croix était autrefois située à l’entrée nord de Dizimieux, face au chemin du Souzy, sur la propriété de la famille Chambeyron puis de la famille Fond.

Était-ce la même ? La mémoire locale veut qu’un dénommé Jean-Baptiste Fond, berger, se serait abrité lors d’un orage au pied de la croix en pierre, et que celle-ci se serait détachée et l’aurait tué.

Plus vraisemblable est la version rapportée par un journal local en date du 23 juin 1895. On trouve son avis de décès dans l’état civil de Longes à la date du 17 juin. Il était le fils de Jean Fond, né à Longes en 1853, et de Jeanne-Marie Bridier. Il séjournait chez son oncle, fermier à Dizimieux, où il était berger. Cependant, son prénom était Pierre.

Par ailleurs, un J.-B. Fond, habitant de Dizimieux et propriétaire cultivateur de la terre sur laquelle était située la croix, décéda en 1864 à l’âge de soixante-six ans. Il était né à Pavezin, fils de Jean-Claude Fond et d’Étiennette Fauvet.

Aurait-il érigé cette première croix ? Le mystère demeure.

Journal « Le XIXe Siècle » du jeudi 24 juin 1895 – La croix homicide

Un enfant de 12 ans, dénommé Fond, demeurant au hameau de Dizimieux, commune de Longes, a été écrasé par la chute d’une croix en pierre sur laquelle il était monté pour cueillir des cerises d’un arbre voisin.

La Grand-croix de Dizimieux

Croix de limite, elle est située à la sortie sud du hameau.

Le mercredi 13 septembre 1916 eut lieu la bénédiction de la chapelle de Dizimieux. Comme il fut écrit dans un article de « La Semaine Religieuse du Diocèse de Lyon » :

« Les rites liturgiques achevés, clergé et fidèles se rendirent processionnellement à l’extrémité du village, où une autre bénédiction devait avoir lieu : celle d’une croix nouvellement érigée. »

Cette croix en IPN, sans ornement particulier, repose sur un socle massif en schiste recouvert d’un crépi et surmonté d’une table quadrangulaire à pente.

Son fût est d’une hauteur suffisante pour être maintenu par quatre renforts. Le *quadrant est orné de quatre volutes, l’ensemble permettant une bonne résistance aux vents forts qui soufflent sur le site.

Un *cartouche en émail existait autrefois, sans que l’on sache quelles en étaient les inscriptions.

Cette croix a très probablement remplacé une croix en bois érigée par Jean-Pierre Bruyas vers les années 1870, qui se trouvait alors en bordure de l’ancien chemin de Dizimieux.

*Quadrant : partie divisée en quatre.

*Cartouche : ornement qui comporte une inscription sculpté sur une façade ou un monument.

La croix de La Balasserie

Lors des travaux effectués sur l’emplacement de l’ancien cimetière de Longes, en attente de l’église, Antoine Martoud récupéra une croix.

Il la scella sur le mur de sa propriété, au virage entre la route de La Balasserie et le chemin de Font Blanche.

Le hameau de La Balasserie est l’un des plus anciens de notre commune, puisqu’on y retrouve des bâtiments et des corps de femmes datant du XVIe siècle.

La croix de Moulin ou croix du Coin

Située à l’intersection des chemins du Coin, de Malval et du Brichet, elle était anciennement appelée la croix du Coin.

Elle porte aujourd’hui le nom de la propriété Moulin, autrefois située au Brichet.

Il s’agit d’une croix latine, quadrangulaire, simple, sans inscription ni décoration.

La croix du Malozon

C’est une croix de chemin, probablement ancienne et restaurée au fil des temps. Elle a pu être située sur l’ancienne voie de communication qui allait de Longes à Trêves par le Gas du Faultre.

Une croix sur un portail de La Bernardière

La croix de la Rochette

Elle est située à Chassenoud, sur le toit d’une grange en bordure de la route départementale.

Il s’agit d’une croix constituée de fers doubles dont la base présente un renflement semblable à celui de la croix des Chartreux. Elle mesure environ soixante-dix centimètres de hauteur.

À l’origine, elle se serait trouvée de l’autre côté de la route. Elle aurait été déplacée lors de la construction du réservoir.

La croix de La Durantière

Il s’agit d’une croix de mission* située en bordure de la route départementale allant de Longes à la Croix du Trèves.

Avant la construction de la route, elle se trouvait déjà à cet emplacement, mais à droite de l’ancien chemin venant de Longes par La Durantière et descendant en direction de La Cavetière et de Marlin.

*Une croix de mission est un monument érigé en souvenir d’une mission. La date de cette mission y est inscrite.

Le socle supporte une table évasée sur laquelle se dresse la croix.

Sur le bas, du côté de la route, on peut lire l’inscription : « Croix / de souvenir / mission / 1841 (1861) ».

Les montants et les bras sont terminés par des piques tréflées. Elle est ornée d’un cœur au centre de la croix et sur les deux faces opposées. Les cœurs semblent avoir été peints en rouge : cœur de Jésus proposé à l’adoration en tant que symbole de l’amour divin.

Une procession s’y rendait par le chemin du Château et retournait par la route, le deuxième jour des Rogations.

La croix Rouge

Il s’agit d’une croix de chemin située à l’intersection des voies menant à Longes, à La Durantière et à La Garde.

Elle se trouvait autrefois au milieu du carrefour et vient d’être déplacée en bordure du chemin.

Cette croix ancienne a été restaurée par monsieur Roux, menuisier à Longes, en 1950.

Insérée sur un socle en schiste, elle est en bois, quadrangulaire, dépouillée et de petite taille.

On ne connaît pas l’origine de son nom. Est-il dû à l’essence du bois utilisé autrefois ? Y a-t-il un lien avec une flamme ? Ou plus simplement s’agit-il du rappel d’une des couleurs de la liturgie, le rouge, qui évoque le danger ou la passion et qui nous invite à nous arrêter pour prier ?

La croix de Marlin (hameau)

Cette croix, qui serait privée, est située à la sortie nord du hameau, à l’intersection du chemin des Tourettes et de l’ancien chemin qui montait de la Croix du Trèves.

Elle est quadrangulaire et repose sur un important socle en pierres de pays, surmonté d’une table massive en pierre d’un seul bloc.

Sur la face nord-est de la table, on peut deviner la date de 1859 (1839 ?) gravée dans la pierre et suivie d’une autre inscription aujourd’hui illisible.

La croix est en bois. En dessous de la traverse se trouve une niche qui devait abriter, à l’origine, une petite statue, probablement une Vierge en signe de protection. Autrefois, une grille la protégeait du vol.

Des sculptures simples et rustiques s’épanouissent au sommet et au bout des bras du croisillon. L’ensemble est sobre, artisanal mais très beau, malheureusement en très mauvais état.

La croix de Marlin (le crêt)

Il s’agit d’une croix de protection. Le piédestal est bâti en forme de pyramide tronquée en schiste recouvert partiellement d’un vieux crépi de ciment. Les joints apparents des pierres sont très dégradés.

Au sommet du cône, on trouve sur la face sud un cartouche dont l’inscription a entièrement disparu. Sur la face ouest, un cartouche portait autrefois l’inscription « Loire », également disparue. Sur la face nord, un cartouche porte l’inscription « O crux ave spes uniga » (Salut, ô croix, notre unique espérance). Sur la face est, un cartouche porte l’inscription « Rhône », en état moyen.

Les maçons qui édifièrent ce monument étaient Pierre Chambeyron et son frère Claude, fils d’Antoine Chambeyron et de Benoîte Ollagnier de Merlin.

Selon madame Antonia Martel (témoignage du 23 novembre 1992, du Cognet, commune de Sainte-Croix), l’inscription aujourd’hui disparue figurant sur la face sud du piédestal était la suivante :

« Monument élevé à la gloire de Dieu par la famille Remillieux – Un don de Poligna Agaton – et les généreux habitants de Merlin – 5 mai 1903. »

Poligna Agaton était de la famille Remillieux et frère en religion.

La croix est en fer profilé. Les volutes sont celles de l’ancienne croix. Restaurée en 1992 par Jean Escoffier de Longes, après avoir été endommagée lors d’une forte tempête, elle a été bénie en 1994 par l’abbé Breuil lors d’une messe en plein air.

En bas du fût de la croix, côté nord, est gravée l’inscription « 1992 », date de la restauration.

Histoire :
Le frère Poligna Agaton fit construire une croix sur le crêt de Marlin pour protéger le site après une catastrophe. Au XIXe siècle, la colline était recouverte de bois jusqu’aux abords des maisons. Lors d’une grande sécheresse, un feu anéantit la forêt, brûlant jusqu’à la dernière brindille et jusqu’aux racines. Le sol fut transformé en cendres, puis une pluie diluvienne emporta toute cette terre, qui vint remplir les ruisseaux des vallons du Cognet. Des rigoles creusées dans le sol sont encore visibles aujourd’hui en dessous du hameau du Cognet. Lucien Mas, qui habitait en ce lieu, a un jour déterré des fils d’arbres provenant de cette catastrophe.

La croix de Combechèvre

Il s’agit d’une ancienne croix de carrefour et de hameau, probablement en bois, remplacée vers les années 1950 par une croix en IPN sans ornement particulier.

Le socle est en pierre de pays, plus ou moins recouvert d’une couche de ciment. Au-dessus est posée une table moulurée avec un débord en doucine*.

Elle porte un « Christ en croix ». Le fût est tenu à la base par des volutes.

Sur la partie haute de la croix, un titulus* porte l’inscription INRI (Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum), soit « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ».

Elle a été déplacée de quelques mètres vers la fin des années 1960, lors de l’élargissement et du goudronnage du chemin pour permettre le passage des véhicules.

*Doucine : moulure décorative convexe en dessous et concave au dessus.
*Titulus : inscription sur un support.

Une croix en « culs de bouteilles »

Située sur la façade nord d’une grange, à Combechèvre, au-dessus d’une lucarne en demi-lune, elle est composée de onze « culots de bouteilles », dont cinq servent d’assise.

Sur la grange qui précède, au-dessus de la poutre de la porte, se trouve une niche avec une petite statue.

On devine un ancien cadre qui devait contenir un vitrail ou un grillage de protection aujourd’hui disparu.

La croix de Vanel

Son socle, d’une hauteur importante, supporte une table évasée assez épaisse.

La croix double est formée de deux fers assemblés, reliés par des volutes et fleuronnés aux extrémités et au centre.

Une croix de Nuzières (haut)

Il s’agit d’une ancienne croix de carrefour, située sur la route départementale menant de la Croix du Trèves à Remillieux.

Elle se trouvait autrefois à l’intersection du chemin de Remillieux et du chemin de Nuzières, modifié pour permettre un meilleur accès automobile à la propriété de monsieur Morel, propriétaire du moulinage de Nuzières.

Le socle est en pierre de pays, le plateau de support est en béton sable et déborde du socle.

La croix est en fer forgé simple, composée de traverses reliées entre elles par des décors ajourés et ornées aux extrémités de volutes formant des cœurs. À la base, deux volutes contrariées solidifient l’ensemble.

Elle ne comporte pas d’inscription ni de décor religieux. Elle a été restaurée en 2014.

La croix de Nuzières (hameau)

À la fois croix de carrefour et de hameau, elle est située au centre du hameau, à l’intersection de la route qui se poursuit vers Vanel et du chemin qui passe devant la petite chapelle de Nuzières.

En fer forgé, les montants de la croix sont constitués de deux traverses confortées à la base par deux volutes contrariées.

Les montants et les bras sont reliés entre eux par un décor végétal, probablement en fer, composé de grappes et de feuilles de vigne (image du sang du fils de Dieu) alternant avec des épis de maïs.

Cette ornementation met en exergue « l’arbor vitae », l’arbre de vie qui a sauvé le monde et symbolise l’Eucharistie, sacrement qui, pour l’Église catholique, transforme le pain et le vin en corps du Christ. L’origine de ce thème décoratif remonte au XIIIe siècle.

Cette décoration a été dernièrement repeinte. Au centre du croisillon, sur l’avers et le revers, est située une tête d’angelot (un ange étant un être spirituel intermédiaire entre Dieu et l’homme).

En 1965, le chemin a été élargi et goudronné, la croix déplacée en retrait et le piédestal entièrement refait en pierres du Meyzerin (carrière située sur la route reliant le village de Trèves à celui d’Échalas, donnant une pierre bleutée).

Une croix en « culs de bouteilles »

Située à l’angle du mur nord de l’ancienne usine Morel à Nuzières, une croix en « culots de bouteilles » est composée de dix-sept éléments, dont cinq pour l’assise.

Seul le « culot de bouteille » au centre du croisillon a conservé son fond.

La croix de Remillieux

Cette croix est située au centre du hameau, au départ du chemin qui mène à Longes et à Chassenoud.

Elle est fichée sur un dé en béton de ciment qui lui-même repose sur un entablement avec cavet* assez dégradé et posé sur un cône pyramidal tronqué en schiste partiellement recouvert d’un ancien crépi.

Il s’agit d’une croix double en fers assemblés, reliés par des arabesques et terminés par des piques à volutes.

Au centre du croisillon, un Christ en croix en fonte moulée repose sur un suppedaneum*. Au-dessus, un phylactère* porte les initiales INRI (Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum), soit Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

*Cavet : moulure concave.
*Suppedaneum : support pour les pieds d’un crucifié.
*Phylactère : banderole pour une inscription sur un tableau, un vitrail etc.

Une croix de toiture

Il s’agit d’une croix en fonte de métal, au cœur du hameau de Remillieux, sur le logis d’un ancien colporteur en mercerie dit « Mercier ».

La croix de Longes

Louis Germain l’a présentée ainsi :

Vers 1885, la famille Peillon de Remillieux avait érigé sur le crêt de Longes, au point culminant du chemin reliant Remillieux à Longes, une croix en bois de châtaignier, connue sous le nom de « Croix de Longes ».

Dans la nuit du 31 décembre 1948 au 1er janvier 1949, cette croix, très vermoulue, fut renversée par une forte tempête de vent.

Pour la remplacer, la famille Germain, devenue en 1940 propriétaire de l’ancien domaine Peillon, offrit une croix en ciment armé moulé par la maison Andrieux, des Roches-de-Condrieu. Elle fut érigée avec le concours de la population de Remillieux.

Le 7 mai 1949, après une messe en plein air célébrée à Remillieux par l’abbé de Pazanati, la croix fut bénie solennellement par monsieur Richard, archiprêtre de Condrieu. Une image souvenir distribuée à cette occasion est l’œuvre de l’artiste lyonnais Luc Barbier.

Un repas fut ensuite offert par les habitants de Remillieux à leurs parents, aux autorités civiles et religieuses de Longes, ainsi qu’à tous ceux qui avaient participé à l’érection de la nouvelle croix.

La date « 1949 » est inscrite en bas du fût, et au sommet de celui-ci on peut lire : « INRI ».

Le journal paroissial « Notre Clocher » retrace la journée de bénédiction de cette croix :

La croix sur la montagne

Samedi 14, la pluie était tombée fine et pénétrante ; ce fut à peu près semblable le lundi 16. Mais le dimanche 15 mai commença par un radieux soleil, que d’indiscrets nuages vinrent assombrir par moments au cours de la journée.

Dans ce beau cadre de Remillieux, loin des bruits et des fumées des villes, la nature favorise le recueillement d’une foule venue assister à une messe en plein air, au centre des maisons du hameau.

Au bas du pré que domine la maison du plus vieux habitant de la paroisse (Vinceslas Bonnard), un autel rustique a été dressé dans un cadre de verdure.

Après la messe eut lieu la bénédiction de la croix. Pour y accéder, il fallait gravir un sentier rude et rapide. Toute l’assistance suivit le cortège guidé par monsieur l’archiprêtre Richard, curé de Condrieu.

Cette croix blanche, en matériaux solides et résistants, domine les vallées du Gier et du Rhône. L’archiprêtre rappela que cette croix, fruit de la générosité des habitants et d’un bienfaiteur, symbolise l’espérance chrétienne.

Remillieux fit preuve d’une grande hospitalité : une grange aménagée servit de salle à manger à une soixantaine d’invités. La journée se poursuivit dans la joie, les jeux et la convivialité.

Cette journée du 15 mai 1949 demeure un souvenir marquant dans l’histoire de Longes et de Remillieux.

Retour en haut